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Restauration de rue : les restauratrices demandent les moyens nécessaires pour respecter les normes sanitaires

On leur demande de respecter les règles sanitaires. Mais avec quelles infrastructures ? Derrière les gargotes et les petits restaurants de rue où des milliers de Sénégalais se restaurent chaque jour, des femmes travaillent souvent dans des conditions qui compliquent l’application des bonnes pratiques d’hygiène.

Réunies lors du forum communautaire sur la sécurité sanitaire des aliments, les restauratrices ont dénoncé le manque d’infrastructures adaptées et appelé les autorités à améliorer leur environnement de travail.

La sécurité sanitaire des aliments ne dépend pas uniquement de la volonté de celles et ceux qui préparent les repas. Pour les restauratrices, elle dépend aussi des conditions dans lesquelles elles exercent.

L’Union des femmes restauratrices du Sénégal (UNAFES) déplore ainsi le manque d’infrastructures dans les politiques publiques et estime que les restauratrices restent insuffisamment prises en compte.

Le constat est simple : comment exiger des vendeuses qu’elles respectent les normes sanitaires lorsqu’elles ne disposent pas toujours d’un environnement adapté pour travailler ?

Les restauratrices appellent donc les autorités à renforcer et améliorer leurs conditions de travail afin de leur permettre de vendre les aliments dans de meilleures conditions.

Les 5 M au cœur des bonnes pratiques

Lors du forum, l’importance du respect des 5 M a été rappelée.

Main-d’œuvre : l’hygiène et les pratiques des personnes qui manipulent les aliments.

Matière première : la qualité et l’état sanitaire des aliments utilisés.

Matériel : la propreté et l’entretien des ustensiles, équipements et surfaces.

Méthode : la préparation, la cuisson, la conservation, le transport et la manipulation des aliments.

Milieu : l’environnement, notamment l’eau, les locaux, la température, les déchets, la poussière et les nuisibles.

Pour les restauratrices, ces règles ne peuvent toutefois être correctement appliquées sans un cadre de travail adapté.

Mieux aménager plutôt que simplement sanctionner

Leur plaidoyer rejoint ainsi une problématique plus large soulevée durant le forum : la sécurité sanitaire ne peut pas reposer uniquement sur le contrôle et la sanction.

Elle suppose également de créer les conditions permettant aux acteurs de respecter les règles.

Améliorer les infrastructures, faciliter l’accès à un environnement sain et accompagner les restauratrices dans l’application des bonnes pratiques apparaissent ainsi comme des leviers indispensables.

Car derrière chaque gargote, il y a aussi des femmes et des familles qui dépendent de cette activité pour vivre.

L’enjeu est donc double : protéger le consommateur sans fragiliser celles qui le nourrissent.

admina

admina

Journaliste au Rufisquois, spécialisé dans l'actualité sénégalaise.

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