Lors de la séance plénière consacrée à l’examen de la proposition de loi portant modification du Code électoral, la députée Anta Babacar Ngom a interpellé le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, sur la nécessité d’envisager une dissolution de l’Assemblée nationale du Sénégal.
Face aux parlementaires, l’élue a estimé que le contexte politique actuel impose une reconfiguration institutionnelle. Selon elle, le Sénégal a besoin d’un Parlement « à la hauteur des défis », capable de répondre efficacement aux attentes des citoyens et aux enjeux du moment.
Dans la foulée, Anta Babacar Ngom a dénoncé le maintien de cette plénière, qu’elle assimile à un « passage en force » de la part de la majorité. Une position qu’elle justifie par l’absence, selon elle, de consensus autour de cette réforme électorale.
La députée a également pointé du doigt ce qu’elle qualifie d’« unilatéralisme », estimant que la démarche s’éloigne des traditions de concertation qui ont longtemps caractérisé la démocratie sénégalaise. « La démocratie ne se limite pas à la règle de la majorité, elle exige aussi une certaine élégance institutionnelle », a-t-elle soutenu, appelant ses collègues à privilégier le dialogue et le consensus.
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