À tout juste six mois de l’échéance théorique des élections départementales et municipales prévues en janvier 2027, le paysage politique sénégalais s’enfonce dans le doute. L’absence d’actes administratifs majeurs alimente les spéculations d’un possible report, suscitant les vives inquiétudes de la classe politique et des experts électoraux.
Selon les informations rapportées par Walf Quotidien, le président Bassirou Diomaye Faye n’a toujours pas signé le décret convoquant le corps électoral ni ordonné le démarrage de la révision exceptionnelle des listes électorales — deux étapes préalables indispensables à la tenue d’un scrutin transparent et inclusif.
Un impératif légal fixé au 22 janvier 2027
Pour Ndiaga Sylla, expert électoral et président du Dialogue citoyen, le cadre juridique ne laisse pas de place à l’improvisation. Le mandat des élus locaux arrivant à échéance le 23 janvier 2027, la loi exige l’organisation des opérations de vote dans les trente jours précédant cette date.
« En l’absence d’une intervention du législateur modifiant la durée du mandat ou reportant le scrutin, les élections doivent impérativement se tenir au plus tard le 22 janvier 2027 », rappelle-t-il fermement dans les colonnes du quotidien de Front de Terre.
