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Crise à Ceuta : La quasi-totalité des migrants sont repartis, l’UE organise une réunion en visioconférence ce mardi

La quasi-totalité des migrants sont repartis
La quasi-totalité des dizaines de milliers de migrants entrés illégalement dans l’enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, étaient repartis ce samedi, a assuré Madrid. Environ 60.000 personnes, principalement des jeunes hommes et des adolescents, en très grande majorité des Marocains, sont arrivées sans autorisation à Ceuta depuis le début de semaine en franchissant la frontière terrestre ou en passant par la mer à partir du Maroc voisin, selon le chiffre fourni aux journalistes par le président régional de ce petit territoire, Juan Jesus Vivas.
Presque tous ces migrants l’avaient quitté ce samedi, a toutefois affirmé le ministre espagnol de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska, dépêché d’urgence sur place. « La situation est presque entièrement inversée », s’est-il exclamé devant la presse.
Les ministres de l’Intérieur des pays de l’UE se réuniront mardi en visioconférence afin d’échanger « sur les développements à Ceuta », a annoncé l’Irlande, qui assure la présidence tournante de l’UE, samedi. Par missives interposées, l’Espagne, puis un groupe de 22 pays, dont l’Italie et le Danemark, ont tour à tour réclamé cette réunion afin d’échanger sur la crise migratoire dans cette enclave espagnole et les tensions diplomatiques qui en ont suivi.
La quasi-totalité des dizaines de milliers de migrants entrés illégalement dans l’enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, sont retournés au Maroc samedi, a assuré Madrid.
L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a appelé samedi à l’ouverture d’une enquête indépendante afin de faire « toute la lumière » sur les causes de l’afflux inédit de migrants survenu entre la ville marocaine de Fnideq et l’enclave espagnole de Ceuta. Ces mouvements ont provoqué des scènes de chaos et fait au moins 67 morts, selon les autorités espagnoles.
L’AMDH, qui annonce « près de 130 victimes » ainsi que des dizaines de disparus, condamne aussi « le silence inquiétant des responsables et des institutions » du pays, qui n’ont toujours pas réagi publiquement à la crise, estimant que ce mutisme a contribué à créer l’énorme afflux de gens cherchant à émigrer.
Une source proche du milieu associatif a déclaré à l’AFP que « la façon dont les choses se sont passées » laisse penser que ces arrivées massives à la frontière n’avaient pas pu se produire sans « l’accord des autorités » marocaines.

Mamadou Toure

Mamadou Toure

Journaliste au Rufisquois, spécialisé dans l'actualité sénégalaise.

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