Il rappelle que les contrôles réalisés par la Cour s’inscrivent généralement sur plusieurs années et que le nouveau régime ne figure pas encore dans le périmètre des rapports actuellement disponibles.
Selon lui, il faudra attendre encore au moins une année, voire davantage, avant de disposer d’éléments suffisamment solides pour apprécier objectivement la qualité de la gestion des finances publiques sous l’actuel pouvoir.
Le Rapport général 2024 est prêt
L’une des principales annonces de cet entretien concerne la publication du Rapport public général 2024.
Mamadou Faye confirme que le document est désormais achevé et transmis. « Il ne reste que la remise officielle », précise-t-il.
Reconnaissant un retard dans le processus d’élaboration, de préparation et d’adoption du rapport, il assure toutefois que ce décalage a désormais été résorbé.
Cette remise officielle, rappelle-t-il, constitue un moment institutionnel important puisqu’elle permet à la Cour des comptes de présenter ses conclusions au président de la République, principal destinataire du rapport.
Un hommage appuyé à son successeur
Avant de quitter ses fonctions, Mamadou Faye a tenu à saluer la nomination d’Abdoul Madjib Guèye à la tête de l’institution.
Décrivant son successeur comme un magistrat expérimenté, compétent et professionnel, il se dit convaincu qu’il saura poursuivre la modernisation de la Cour des comptes et même aller plus loin que lui dans le renforcement de cette institution stratégique pour la transparence et la bonne gouvernance des finances publiques sénégalaises.

