Polémique sur la reconstruction du Lycée Limamoulaye : le ministère de la Formation professionnelle se défend

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La polémique enfle. Le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion réagit suite à l’arrêt de la Cour suprême concernant les procédures d’attribution du marché de reconstruction du Lycée Seydina Limamoulaye de Guédiawaye.

Pour rappel, réunie le 22 février dernier, la deuxième chambre administrative de la Cour suprême a annulé l’attribution du marché pour la réhabilitation du lycée.

D’un montant de plus de 11 milliards de francs CFA, celui-ci a été confié à la société Kelimane par

Dans ce dossier, société Exbat Suarl, l’un des autres soumissionnaires (avec Kounta Fall entreprise et Diama Tech SA), jugeant «irrégulières» les conditions d’attribution, avait saisi la Cour suprême contre l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) et contre l’État du Sénégal.

Ainsi, accuse le patron d’Exbat Suarl, « après l’ouverture des plis, il a été invité, du côté du ministère de la Formation professionnelle, de se désister. »

La Cour suprême, rendant sa décision, a conclu que «l’autorité contractante ne s’est pas conformée au principe de transparence» avant d’annuler le marché.

Mis au banc des accusés, le ministère apporte des précisions. Dans un communiqué repris par Walfadjri, il énumère « plusieurs manquements » dans l’offre de Exbat Suarl. D’abord, rapporte la source, « la moyenne des chiffres d’affaires produite par l’entreprise durant les exercices 2019, 2020 et 2021 est de 6 milliards de francs CFA. Or, le minimum requis dans le dossier d’appel d’offres est de 8 milliards. »

Ensuite, se défend le ministère, « après vérification arithmétique, l’offre de l’entreprise est passé de 9 milliards à 11 milliards, dépassant le budget prévisionnel de 65 millions.

Puis, souligne le communiqué, « la production d’une attestation de service fait pour la construction d’un lycée d’excellence à Boundiali en Côte d’Ivoire s’est avérée fausse après vérification. »

Enfin, le ministère accuse Exbat Suarl d’avoir présenté « une attestation de bonne exécution pour la construction de 295 villas en Guinée entre 2019 et 2021 délivrée par ‘’Yettis’’ Sénégal alors que l’entreprise (Yettis Sénégal) est créée en 2022. »

Le ministère a déclaré « le marché infructueux » au regard de « ces manquements », conclut la source.

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