Le climat politique s’alourdit au sein de la mouvance présidentielle. Dans une charge d’une rare virulence publiée par Aldiouma Sow, conseiller à la Présidence de la République et membre de Pastef, le député Guy Marius Sagna, qualifié pour l’occasion de « néopatriote », est cloué au pilori.
Pour Aldiouma Sow, Guy Marius Sagna incarne désormais « le prototype parfait de l’opportuniste qui prétend défendre Pastef alors que seuls les postes de pouvoir au sein des institutions l’intéressent ». Le conseiller à la Présidence appuie sa démonstration sur un calendrier précis lié aux investitures législatives pour étayer cette accusation d’opportunisme.
Selon le texte, le parlementaire, « déjà élu député en juillet 2022 », aurait fait preuve d’un désengagement financier prolongé vis-à-vis des caisses de sa propre formation.
L’auteur de la tribune révèle qu’il aura fait attendre le parti « jusqu’à novembre 2024, lorsque le critère de régularité des cotisations lui fut opposé pour être investi, pour s’empresser de régulariser sa situation financière auprès du trésorier du parti.
Cette démarche tardive de Guy Marius Sagna n’aurait eu pour unique but que de lui « permettre de figurer à nouveau sur la liste des députés ».
Au-delà de cette gestion des cotisations, c’est l’incohérence entre les discours et les actes parlementaires du leader activiste qui est fustigée. Aldiouma Sow rappelle que ce cadre se montre « toujours prompt à nous rappeler les valeurs démocratiques ».
Cette démarche tardive de Guy Marius Sagna n’aurait eu pour unique but que de lui « permettre de figurer à nouveau sur la liste des députés ».
Au-delà de cette gestion des cotisations, c’est l’incohérence entre les discours et les actes parlementaires du leader activiste qui est fustigée. Aldiouma Sow rappelle que ce cadre se montre « toujours prompt à nous rappeler les valeurs démocratiques ».
Au-delà de cette gestion des cotisations, c’est l’incohérence entre les discours et les actes parlementaires du leader activiste qui est fustigée. Aldiouma Sow rappelle que ce cadre se montre « toujours prompt à nous rappeler les valeurs démocratiques ». Dès lors, les militants attendaient légitimement de lui, « une fois installé à l’Assemblée nationale et au Parlement de la Cedeao, qu’il propose des réformes visant à supprimer le cumul des
propose des réformes visant à supprimer le cumul des fonctions et des salaires parmi les élus ». Or, constate amèrement le membre de Pastef, « il n’en fut rien ».
La charge quitte le simple terrain de la discipline de parti pour s’attaquer à la posture morale et doctrinale de la cible visée. Le conseiller présidentiel assène que Guy Marius Sagna « est mal placé pour nous donner des leçons d’éthique politique, de démocratie et de souveraineté ».
L’analyse dépeint une trajectoire politique jugée trompeuse, qualifiant l’intéressé d’individu « apparu sur la scène politique sénégalaise sous les faux traits d’un défenseur des opprimés du « système » ».
En peu de temps, ce positionnement initial se serait délité pour révéler, selon Aldiouma Sow, sa véritable nature : « celle d’un petit bourgeois conservateur et complexé ». Les qualificatifs s’enchaînent pour dénoncer une dérive égocentrique et doctrinale, peignant le député en « adepte du culte de la personnalité, doublé d’un troubadour du messianisme ». Plus grave encore, le tweet évoque des dérives identitaires latentes, dénonçant un positionnement « sur fond d’ethno-régionalisme qu’il n’a pas encore le courage d’assumer publiquement ». En conclusion de ce réquisitoire, le cadre de Pastef réaffirme sa foi dans la ligne originelle du parti en martelant que « le projet réussira avec les vrais patriotes ».

