Multirécidiviste en liberté provisoire : Les secrets du tireur qui a blessé deux personnes à la Médina

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Commerçant, domicilié à la rue Valmy, Bamba Ousmane Ndiaye est né le 24 avril 1978 à Dakar. Lorsqu’il a été présenté au poste de police, il a menti sur son identité en se faisant passer pour un menuisier, qui a vu le jour en…1965. Pourquoi ? Parce que le quidam, qui a tiré sur le policier et sur sa victime, est un récidiviste qui doit être jugé le 19 décembre 2023 en chambre criminelle pour des faits similaires.

Quand Bamba Ndiaye a été présenté aux policiers, il a donné une fausse identité. Il s’est présenté comme un menuisier, né en 1965. Brandir la carte de la ruse pour ne pas être démasqué fut la seule solution qu’il avait sous la manche. Mais c’était sans compter sur la vigilance des enquêteurs de la Sûreté urbaine (Su) de Dakar qui n’ont pas tardé à démasquer son jeu.

Les hommes du commissaire Bara Sankharé ont vite découvert que l’homme en face d’eux était un habitué de leur service. Et s’il a menti sur son identité lors de sa conduite au poste, ce n’était pas parce qu’il s’est trompé comme il le prétend, mais parce que tout simplement, il a été déféré à plusieurs reprises pour des faits similaires par la (Su). D’ailleurs, à l’heure actuelle, Bamba devait être en prison pour des faits datant de mars 2020.

Aux enquêteurs qui l’ont interrogé sur sa libération, après trois ans de prison alors que ses acolytes sont toujours derrière les barreaux, il répond avoir bénéficié d’une liberté provisoire accordée par le Président de la Chambre Criminelle du Tribunal de Grande Instance (Tgi) de Dakar. Ce, suite à l’examen de son dossier médical. Une remise en liberté qui lui permettait de comparaître, libre, à l’audience du 10 décembre 2023, concernant des faits pour lesquels il a été déféré en mars 2020 par la Sûreté urbaine.

Au lieu de se mettre à carreaux et d’attendre la tenue de son procès, Bamba a enchaîné les coups. Et lors du dernier, à l’origine de son arrestation, il a tiré sur un policier et sur sa cible à qui il voulait voler un sac contenant de l’argent.

Bamba avait une arme à feu de marque Walther, neuf munitions garnies dans le chargeur

Retour sur les faits. Le mercredi 29 novembre 2023, la station-radio «Lilas» du Commissariat Central de Dakar a donné l’information selon laquelle deux (2) malfaiteurs, à bord d’un scooter, venaient de commettre un vol à main armée, sur l’avenue Blaise Diagne.

Poursuivi par la clameur publique puis par des policiers, le nommé Bamba Ousmane Ben Afana Ndiaye a usé de son arme, à bout portant, en direction d’eux, blessant gravement l’un des poursuivants ainsi que le policier.

Son acolyte a réussi à prendre la fuite. Quant à Ndiaye, il n’a pas cherché à nier l’évidence.

Quant la séquence vidéo le montrant dans la course poursuite lui a été montré, Bamba a admis être l’individu vêtu d’un boubou traditionnel blanc, détenant une arme à feu. D’ailleurs, les éléments de la brigade de lutte contre la criminalité dépêchés sur les lieux ont décrit la scène surréaliste qui s’est déroulée dans les rues de la ville. Ils ont rapporté que Ben Afana avait manifestement la volonté de faire un carnage. Ils disent avoir trouvé par devers lui une arme à feu, de marque Walther ainsi que neuf (9) munitions qui étaient garnies dans le chargeur, c’est-à-dire prêt à l’emploi.

Une arme achetée « marché parallèle à la salle de vente »

Sur la provenance de ladite arme et ses accessoires, il prétend les avoir achetés à soixante quinze mille (75.000) FCFA dans le marché parallèle à la salle de vente.

Toujours dans sa tentative d’alléger sa sentence, Bamba soutient n’avoir pas eu l’intention de tuer les individus qu’il a atteints par balle. Une réponse qui ne convainc pas les enquêteurs.

Pour eux, l’intention criminelle est attestée par les parties vitales des corps qui ont été impactées par les coups de feu. Mieux, le mis en cause a corsé son dossier. En effet, il avoue avoir acquis une vingtaine de munitions lors de l’achat alors que neuf (09) ont été retrouvées dans l’arme. Sur l’usage des autres munitions, il n’a pas pu donner de réponses exactes. Le malfrat parle d’autres agressions sans donner de détails.

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