C’est le syndrome classique de l’après-pouvoir. Il s’appelle Pape Malick Ndour, mais il pourrait s’appeler n’importe quel ancien ministre dont le nom ne survit que par le scandale.
Quand il était aux affaires, à la tête de la Jeunesse, personne ne l’écoutait vraiment. Son bilan n’a pas fait les gros titres. Bilan même est lourd à dire, disons passage. Il avait les moyens mais pas la crédibilité (ni même l’audience). Même pas celle de s’adresser à ceux dont il était le ministre, les jeunes.
Encore faudrait-il qu’ils le considèrent comme modèle. On le mettait dans les médias pour l’élégance de la fonction. Pour continuer d’exister, il a compris la règle d’or de l’après-régime. Dire l’absurde pour exister, pourvu qu’on en parle. Il est le prototype du politique post-régime, qui confond agitation et charisme. Laissez-le tranquille avec son micro et ses trois spectateurs, il finira bien par se fatiguer de n’être entendu que par lui-même.

