Pour un renouveau urbain, la cité Baraka de Liberté 6 constitue un véritable laboratoire à ciel ouvert. En visite de travail à la cité Baraka, ce jeudi 18 décembre 2025, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Balla Moussa Fofana, a réaffirmé la « place stratégique de ce projet » dans le Programme national de renouveau urbain.
Une démarche qui, selon lui, va bien au-delà de la construction de logements et place l’humain ainsi que l’économie de quartier au cœur de l’action publique. En ce sens, M. Fofana s’est dit particulièrement satisfait du dynamisme économique local observé au cours de cette visite. Selon lui, « bâtir un quartier, c’est aussi créer l’économie de ce quartier, qui permettra aux résidents d’avoir suffisamment de revenus et de pouvoir nourrir leur progéniture ».
« J’ai vu une blanchisserie, une menuiserie métallique, une menuiserie bois, énormément de choses qui font vivre l’économie », a relevé le ministre, soulignant que le développement de l’économie de proximité fait partie des orientations données par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
La cité Baraka, dont l’état de mise en œuvre est estimé à 50 %, représente un projet pilote du Programme national de renouveau urbain. L’ambition du ministère de l’Urbanisme est de s’appuyer sur cette expérience pour intervenir dans d’autres municipalités confrontées à la bidonvilisation. « On ne va pas s’arrêter à la cité Baraka. Il y a beaucoup de municipalités qui sont aujourd’hui dans notre liste », a déclaré Balla Moussa Fofana.
Il s’agira ainsi, pour l’État du Sénégal, de « restructurer ces zones-là, non seulement en y apportant un cadre bâti nouveau, mais aussi en développant une économie de quartier et une éducation de quartier », a insisté le ministre, évoquant notamment les problèmes de malnutrition observés chez les enfants, liés à la pauvreté des ménages.
Par ailleurs, le ministre a annoncé la mise en place prochaine d’un comité de pilotage chargé de préparer la phase II du projet. « On lance le comité de pilotage. Il nous fallait d’abord écouter les acteurs, faire les études techniques et effectuer des visites de terrain avant de lancer le comité », a-t-il précisé.

