Le candidat à la Présidentielle de février 2024, Bassirou Diomaye Faye, a été inculpé et placé sous mandat de dépôt le 18 avril pour «actes de nature à compromettre à la paix publique » « outrage à magistrat » et « diffamation à l’encontre d’un corps constitué ».Bassirou D Faye, candidat en prison : “Il n’y a pas de disposition dans le code électoral pour régler ce cas”, Babacar Fall (GRADEC)
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Le candidat à la Présidentielle de février 2024, Bassirou Diomaye Faye, a été inculpé et placé sous mandat de dépôt le 18 avril pour «actes de nature à compromettre à la paix publique » « outrage à magistrat » et « diffamation à l’encontre d’un corps constitué ». A la veille des joutes électorales, le responsable de l’Ex Pastef est toujours en prison. Ce qui est un problème selon Babacar Fall, le secrétaire général du Groupe de recherche et d’appui conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (GRADEC), une organisation non partisane de promotion de la démocratie participative, du développement territorial et des droits humains. « La détention du candidat Bassirou Diomaye Faye est un problème. Sa candidature a été déclarée recevable par le Conseil Constitutionnel qui est la juridiction la plus élevée. Maintenant c’est vrai que le code électoral ne prévoit pas une disposition particulière pour régler ce cas», explique M.Fall.
“S’il gagne l’élection, il sera libéré”
Ce dernier relève, néanmoins, qu’il y a un principe d’équité qu’il faut respecter pour tous les candidats : « Au niveau de l’Article 32 de la constitution, il est dit de façon textuelle que les cours et tribunaux veillent à la régularité de la campagne électorale et à l’égalité des candidats pour l’autorisation des moyens de propagande dans des conditions déterminées par une loi organique. Si on empêche Bassirou Diomaye Faye de battre campagne en le gardant en prison, cela voudra dire qu’il n’y a pas d’égalité entre les candidats ».
L’autre question qui taraude l’esprit des électeurs, c’est de savoir le sort qui sera réservé au numéro de 2 du parti dissous PASTEF, s’il remporte le scrutin. Babacar Fall est catégorique : «S’il gagne l’élection, il sera immédiatement libéré et toutes les procédures vont cesser parce qu’on ne peut pas poursuivre un Président de la République».
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