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Wakhinane Nimzatt : Un lutteur récidiviste déféré au parquet après une série d’agressions sanglantes

Wakhinane Nimzatt : Un lutteur récidiviste déféré au parquet après une série d’agressions sanglantes

Déféré devant le parquet, W. Sakho alias Wadji est soupçonné d’avoir terrorisé et dépouillé des promeneurs et des sportifs le long de la plage de Malibu, à Wakhinane, ainsi qu’à Gadaye et à Malika.

L’enquête menée par la police a permis de mettre hors d’état de nuire un individu au lourd passif judiciaire, qualifié de particulièrement violent par ses propres voisins.

​Des plaintes en série contre X

​Le poste de police de Wakhinane Nimzatt a d’abord été saisi par M. C. Diouf, I. Ciss, M. M. Sall et H. Aidara. Ces derniers avaient déposé des plaintes contre inconnu pour des vols répétés commis avec violences. D’autres victimes de faits similaires se sont ensuite présentées tour à tour au poste de police, certaines affirmant pouvoir reconnaître formellement leurs agresseurs si elles se trouvaient face à eux.

​Un signalement très précis, fourni par l’une des victimes, orientait les enquêteurs vers un délinquant notoire, repris de justice notoire, plus connu sous le sobriquet de Wadji et décrit comme un individu extrêmement agressif. Vu la gravité des faits et l’urgence, mission a été immédiatement confiée aux agents de la brigade de recherches pour pister l’individu et le conduire au siège du service.

​L’interpellation mouvementée à la cité Comico

​Le 1er novembre 2026, le suspect a été repéré à la cité Comico de Wakhinane. Une descente menée par les éléments du groupe de recherches et d’intervention a permis de l’interpeller sur place. Conduit au poste de police, il a été formellement identifié comme étant W. Sakho, dit Wadji, âgé de 32 ans. Se présentant comme un lutteur de l’écurie Walo et domicilié à Sam Notaire, dans la commune de Guédiawaye, il faisait l’objet de plusieurs mandats de recherche de la part des services de police.

​Un casier judiciaire lourdement chargé

​Selon des sources concordantes de Seneweb, W. Sakho est une vieille conaissance des fichiers locaux de police pour des faits d’agressions multiples et de vols aggravés. Les archives de la Division de la police technique et scientifique (PTS) indiquent qu’il utilise également l’alias de W. S. Diouf et qu’il a été condamné à plusieurs reprises par la justice.

​Lui-même n’a pas cherché à nier son parcours carcéral. Condamné en 2020 à une peine de cinq ans de prison ferme, il en a purgé quatre et demi avant de bénéficier d’une libération. En 2024, il replonge dans la délinquance et écope d’une nouvelle peine de deux ans de prison ferme, avant d’être élargi de prison en avril 2026, soit quelques mois seulement avant sa présente interpellation.

​Les victimes racontent l’horreur

​Entendus par les enquêteurs, les plaignants ont formellement reconnu W. Sakho comme étant leur bourreau. Tous ont décrit un mode opératoire bien rôdé : le suspect écumait les abords de la plage de Malibu, à Wakhinane, à Gadaye et à Malika, pour cibler des personnes isolées ou des couples.

​F. Sene a relaté qu’elle se reposait assise à même le sol en compagnie de son petit ami lorsque trois individus les ont assaillis à coups de couteau pour lui arracher son téléphone portable. Elle a persisté à reconnaître formellement W. Sakho parmi un paraben de suspects.

​M. C. Diouf a pour sa part déclaré qu’il circulait à bord de sa moto scooter avec sa compagne lorsqu’ils ont été aveuglés par des projections de substances neutralisantes. Victimes d’une violente chute au rond-point de Wakhinane Nimzatt après avoir inhalé du gaz lacrymogène, ils ont été tenus en respect par deux agresseurs armés d’armes blanches qui leur ont dérobé de force deux téléphones portables. Il a lui aussi désigné Wadji sans hésitation.

​D’autres plaignants, à l’instar de M. Ndiaye, M. M. Sall, I. Dieng, A. Diouf et H. Aidara, ont corroboré ces témoignages terrifiants. L’une des victimes a notamment raconté avoir été surprise par deux malfaiteurs armés de couteaux, dont Wadji qu’elle connaissait bien. Face aux menaces de mort, elle s’est exécutée, ce qui n’a pas empêché le complice du mis en cause de lui asséner un violent coup de couteau à la cuisse.

​Le mis en cause bascule et passe aux aveux

​Placé face à ses contradicteurs, W. Sakho a d’abord nié les faits avec une mauvaise foi manifeste, tentant de reporter l’entière responsabilité sur un ami en fuite nommé M. Niang, tout en affirmant qu’on le jugeait injustement sur son passé pénal et qu’il avait tourné le dos au banditisme pour se consacrer exclusivement à la lutte.

​Cependant, mis au pied du mur lors des confrontations et poussé dans ses retranchements par les enquêteurs, le lutteur est passé aux aveux concernant les faits d’association de malfaiteurs et de vols multiples commis de jour comme de nuit, avec violences, usage d’armes blanches, de substances neutralisantes et d’un moyen de transport. Il a admis qu’il guettait ses proies sur le littoral pour les terroriser et les délester de leurs biens en compagnie de son compère.

​Une enquête de voisinage menée dans son lieu de résidence est venue noircir un peu plus son tableau, le décrivant comme un individu foncièrement dangereux, cynique et d’une violence extrême. Gardé à vue durant quarante-huit heures sans incident, W. Sakho a finalement été déféré au parquet près le tribunal de grande instance, devant le procureur de la République Saliou Dicko, qui statue désormais sur son sort judiciaire.

⚡ Résumé express
généré par IA, vérifié par la rédaction
– W. Sakho, alias Wadji, lutteur de 32 ans, a été déféré au parquet après des plaintes pour vols avec violences sur la plage de Malibu à Wakhinane, ainsi qu’à Gadaye et Malika.
– Il a été interpellé le 1er novembre 2026 à la cité Comico de Wakhinane et formellement reconnu par plusieurs victimes.
– Condamné en 2020 à cinq ans de prison ferme puis en 2024 à deux ans, il est passé aux aveux concernant les faits d’association de malfaiteurs et de vols multiples.

admina

admina

Journaliste au Rufisquois, spécialisé dans l'actualité sénégalaise.

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