Le rejet du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 par l’Assemblée nationale ne constitue pas, aux yeux de l’ancien ministre Aly Ngouille Ndiaye, une menace pour la continuité de l’action gouvernementale. Il estime que le président de la République dispose de mécanismes juridiques pour poursuivre l’exécution des dépenses et des projets prévus dans le budget.
Aly Ngouille Ndiaye désamorce la bombe minimise le séisme du rejet du PLFR et rassure le Président Diomaye Faye.
« Il n’y a pas péril à la demeure », rassure-t-il d’emblée sur la Rfm. Selon lui, le rejet du texte ne signifie pas que le gouvernement se retrouve sans moyens d’action. Il rappelle que l’Exécutif peut continuer à intervenir dans les limites des crédits disponibles.
L’ancien ministre évoque notamment la possibilité pour le président de la République de recourir aux décrets d’avance afin de permettre l’exécution de certaines dépenses.
« La loi permet au président de la République de prendre des décrets d’avance pour exécuter son budget. Ces décrets seront régularisés ou adoptés plus tard dans le cadre de la loi de règlement », explique-t-il.
Aly Ngouille Ndiaye précise que cette procédure de régularisation interviendra en 2027, lors de l’examen de la loi de règlement. Il considère ainsi que le rejet du PLFR ne doit pas nécessairement conduire à une paralysie de l’État.
Pour l’ancien ministre, le gouvernement dispose donc de marges de manœuvre institutionnelles pour poursuivre ses projets, malgré le désaccord exprimé par les députés sur le texte budgétaire.

