Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô est arrivé ce samedi 26 septembre 2026 à Ziguinchor, où il préside la cérémonie officielle marquant le 24e anniversaire du naufrage du bateau « Le Joola ». La catastrophe, survenue en 2002, avait officiellement fait 1 863 victimes.
Accueilli à son arrivée par les autorités administratives, militaires et religieuses de la région, le chef du gouvernement a entamé une journée placée sous le signe du recueillement et du devoir de mémoire. À l’aéroport de Ziguinchor, il a été reçu par le gouverneur de la région, Mor Talla Tine, accompagné d’une importante délégation.
Le cortège s’est ensuite rendu au cimetière de Kanténe, où reposent certaines victimes du naufrage. Dans une atmosphère empreinte de solennité, le Premier ministre a procédé au dépôt d’une gerbe de fleurs, avant des prières en mémoire des disparus.
Cette séquence de recueillement ouvre la journée commémorative, qui se poursuit au musée-mémorial du Joola avec la cérémonie officielle. Accompagné de plusieurs membres du gouvernement et de ses collaborateurs, le Premier ministre doit y prononcer un message consacré à la mémoire des victimes, au devoir de responsabilité et à la nécessité de renforcer la sécurité.
Le ministre des Forces armées, Yankhoba Diémé, a rappelé que cette commémoration constitue un moment privilégié pour « rappeler à chacun le devoir de se souvenir des disparus », mais également pour renforcer les mesures destinées à garantir davantage de sécurité.
La dimension religieuse et coutumière occupe également une place importante dans cette journée de commémoration. Les imams de Ziguinchor ont appelé à des prières collectives, tandis que l’Église a annoncé des offices en hommage aux victimes. Cette mobilisation interreligieuse témoigne de la volonté de maintenir vivante la mémoire du drame et de rassembler les différentes communautés autour du devoir de mémoire.
Vingt-quatre ans après le naufrage du Joola, la présence du Premier ministre à Ziguinchor traduit la volonté des autorités de perpétuer le souvenir des victimes et de réaffirmer l’importance de la responsabilité publique en matière de sécurité. À travers cette commémoration, l’État entend également préserver la mémoire de cette tragédie, profondément ancrée dans la mémoire collective nationale.


