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JOJ Dakar-2026 : Comment transformer cette visibilité en soutien durable aux jeunes sportifs africains ?

JOJ Dakar-2026 : Comment transformer cette visibilité en soutien durable aux jeunes sportifs africains ?

La visibilité est une monnaie qui se périme vite. Dès le 13 novembre, quand les caméras

plieront bagage, il ne restera que ce qui avait été construit, financé et protégé en amont.

L’héritage des JOJ-2026 se joue maintenant, pas après.

Des installations qui vivent toute l’année : Les sites de Diamniadio et de Saly doivent disposer

d’un budget d’entretien dédié et s’ouvrir aux clubs, aux écoles et aux ligues de quartier. À

défaut, ils rejoindront la longue liste des cathédrales vides que les grands événements ont

laissées sur le continent.

Un parcours complet, de l’adolescence à l’âge adulte. Un jeune champion a besoin d’un

cadre : sport-études, suivi médical, entraîneurs formés, puis passerelle vers les compétitions

seniors. C’est entre 16 et 22 ans que la plupart des talents décrochent, faute de moyens.

Un fonds alimenté par l’événement lui-même : une part des recettes (sponsoring, droits,

partenariats) doit être fléchée vers des bourses, du matériel et des déplacements. Sans ce

mécanisme, les sponsors repartent et les jeunes restent seuls.

Protéger les athlètes de la prédation : clubs européens et agents scrutent déjà les pépites

africaines. Il faut des règles claires sur les contrats, la formation et l’indemnisation des clubs

formateurs. Sinon, l’Afrique forme et d’autres récoltent.

Un cadre légal enfin à la hauteur : statut de sportif de haut niveau, protection sociale,

reconversion. C’est le volet le plus négligé et pourtant celui qui retient les talents au pays.

Rendre des comptes : un tableau de bord public doit comparer ce qui a été promis et ce qui a

été livré, avec la presse et la société civile en sentinelles. L’expérience montre que sans

pression, les promesses d’héritage s’évaporent en quelques mois.

Toutefois, un piège à éviter : confondre réussite d’organisation et réussite de développement.

Des Jeux parfaitement mis en scène peuvent laisser les jeunes sportifs exactement là où ils

étaient.

Le vrai verdict tombera dans deux ans : combien de jeunes s’entraînent dans ces

infrastructures, avec quel encadrement et combien de talents sont restés au pays ?

⚡ Résumé express
généré par IA, vérifié par la rédaction
– Les sites de Diamniadio et de Saly doivent avoir un budget d’entretien dédié et s’ouvrir aux clubs, écoles et ligues de quartier.
– Un jeune champion a besoin d’un cadre (sport-études, suivi médical, entraîneurs formés, passerelle vers les seniors), car les talents décrochent entre 16 et 22 ans faute de moyens.
– Une part des recettes (sponsoring, droits, partenariats) doit être fléchée vers des bourses, du matériel et des déplacements.

admina

admina

Journaliste au Rufisquois, spécialisé dans l'actualité sénégalaise.

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