Après la rencontre entre Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron à New York, le député Guy Marius Sagna a réagi en publiant une citation de Cheikh Anta Diop consacrée aux réflexes de dépendance que peut conserver une personne colonisée ou anciennement colonisée après avoir recouvré sa liberté. Il s’est également appuyé sur les images montrant le trio formé par Diomaye Faye, Emmanuel Macron et l’ancien président Macky Sall pour revenir sur des accusations formulées quelques jours plus tôt.
Selon Senegal7, Guy Marius Sagna affirme que le soutien de Bassirou Diomaye Faye à la candidature de Macky Sall à un poste à l’ONU serait lié à un éventuel appui de l’ancien chef de l’État auprès d’Emmanuel Macron et du FMI. Le député évoque également l’hypothèse d’une garantie concernant l’absence de poursuites judiciaires contre Macky Sall. Ces déclarations relèvent des accusations formulées par Sagna et ne constituent pas, en elles-mêmes, des faits établis.
Dans ce contexte, la référence à Cheikh Anta Diop prend une dimension politique. Elle permet au député d’inscrire son intervention dans une réflexion plus large sur la souveraineté, l’indépendance et les rapports de dépendance avec les puissances étrangères.
La rencontre entre Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron, organisée en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, s’est déroulée en présence de Macky Sall et de membres de la délégation française. Elle intervient alors que le Sénégal fait face à d’importants enjeux financiers et cherche des marges de manœuvre concernant sa dette. La France dispose notamment d’un poids au sein du Club de Paris. De son côté, l’analyste Pape Amadou Fall estime que « l’enjeu, c’est la dette » et évoque la recherche de nouvelles marges financières.
La dette n’a toutefois pas été mentionnée parmi les sujets officiellement communiqués par la présidence sénégalaise à propos de cette rencontre. Ce décalage entre les préoccupations économiques du moment et les éléments rendus publics sur l’entretien nourrit les interrogations soulevées par Guy Marius Sagna sur la portée politique de cette séquence.


