Les mots créent la réalité. C’est le pouvoir performatif du langage dont parle John Langshaw Austin[1], à travers «l’acte perlocutoire» qui fait exister ce qu’il nomme. Les gens du «Système», en assimilant la gestion du pouvoir à un «partage du gâteau », sont en train d’imposer leur perception de la chose. Le plus curieux, c’est que les nouveaux tenants du pouvoir semblent tomber dans le panneau, en reprenant les mêmes éléments de langage. Ce qui expliquerait, peut-être, leur hésitation à se débarrasser des éléments du «Système» encore en poste. Les remplacer par des «Patriotes» reviendrait à un «partage du gâteau». C’est le piège de la mauvaise conscience tendu au Président Diomaye. Pour s’en défaire, il suffit de nommer autrement la réalité du pouvoir : Le Sénégal n’est pas un gâteau à partager mais un pays à construire et reconstruire, à coup de sacrifices et de sacerdoce.
Diomaye piégé par le «SYSTEME », (Par Bacary Domingo Mané)
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