ousmane sonko header
A la Une

BADOU DIA, MANAGER GÉNÉRAL DE TEUNGUETH FC (L1) «Il est temps que les acteurs du football se réveillent »

Manager général de Teungueth FC,Badou Dia s’ouvre à RECORD, le journal des sportifs. Dans cet entretien, le bras droit du président Babacar Ndiaye a évoqué de nombreux sujets dont la saison 2024-2025 qui s’est révélée quelque peu difficile pour le club rufisquois. Badou Dia s’est aussi prononcé sur les élections de la LSFP et de la FSF de fin juillet et début août.

Badou, vous venez de boucler la saison 2024‐2025 en terminant à la 11ème place.
Quelle analyse en faites‐vous ?
La saison a été intense, disputée jusqu’au bout. Teungueth FC, champion en titre, a
souffert jusque dans les dernières journées, preuve que la Ligue 1 est de plus en plus rele‐
vée. Le suspense a tenu jusqu’au bout, avec des rivalités affirmées et un niveau de jeu glo‐
balement en hausse. Félicitations au Jaraaf, nouveau champion du Sénégal. Le grand Ja‐
raaf a véritablement été à la conquête de ce titre, et cette victoire récompense les inves‐
tissements constants réalisés au cours des cinq dernières années. À noter également la
belle saison de l’US Gorée, qui n’a pas démérité. Défendre un titre n’est jamais simple.
Teungueth FC visait le doublé, mais le championnat local reste particulièrement exigeant.
Ce titre, plus que jamais, se mérite.

Une saison pleine de bouleversements et de mouvements. Quels sont les enseigne‐
ments à tirer ?
Il y a eu beaucoup de leçons à tirer de cette saison. On ne va pas tout exposer ici, cer‐
taines choses resteront en interne. Nous avons particulièrement souffert dans un do‐
maine qui, jusque‐là, faisait notre force : l’organisation. Avec le président Babacar Ndiaye,
nous allons remettre de l’ordre, réorganiser le club et aller de l’avant. Teungueth reste un
jeune club, avec quelques années d’existence seulement. Cela signifie que nous sommes
encore en phase d’apprentissage et que nous continuerons à grandir.

L’élimination précoce à la Ligue des champions n’a‐t‐elle pas bouleversé votre
saison ?
Une élimination précoce, c’est un fait, et il faut l’assumer. Mais il faut aussi comprendre
qu’un club qui revient d’une campagne en Ligue des Champions en ressort souvent af‐
faibli. On l’a vécu lors de notre première expérience : plusieurs joueurs cadres étaient
partis, et nous avons dû nous battre pour le maintien. Cette saison‐là, nous avions ter‐
miné à la 8ème place (c’était en 2021, ndlr).
Après chaque campagne africaine, il y a des départs majeurs. Cette année, nous avons
perdu Mbaye Jacques Ndiaye, Pape Omar Fall, Youssoupha Sanyang… C’était tout sim‐
plement l’un des meilleurs trios offensifs du championnat. Une telle saignée affecte iné‐
vitablement l’équipe, à la fois physiquement et mentalement. Reconstruire prend du
temps. Il faut raviver la flamme, tourner la page d’une aventure africaine exigeante, et
cela dans un contexte où les moyens engagés sont énormes… sans que l’accompagnement
soit toujours à la hauteur comparé aux clubs du Maghreb témoigner de son engagement constant. Il ne se présente pas à la présidence de la Ligue Pro par opportunisme : il a les bonnes intentions,
les bonnes ambitions, et surtout les compétences. Rien que son travail à la tête de Teun‐
gueth FC en est une preuve concrète. Malgré les hauts et les bas sportifs, nous continuons
de renouveler nos partenariats. Et cela, c’est grâce à lui. Il faut rappeler qu’à Teungueth FC,
nous n’avons même pas de cellule marketing dédiée. C’est Babacar Ndiaye, à lui seul, qui
porte cette dynamique .Nous devons progresser saison après saison, et nous reviendrons plus forts.
«Perdre des personnes comme le président Saër Seck est une faute grave qu’il ne faut plus commettre»

TFC n’a pas d’entraîneur actuellement,avez‐vous déjà dressé les profils pour le
nouveau coach ? Nous n’avons pas encore nommé notre nouvel entraîneur, mais cela ne saurait tarder.Nous prenons le temps nécessaire pour faire ce choix crucial, car nous ne voulons pas ré‐
péter certaines erreurs du passé. Nous avons été critiqués sur certains choix, et nous sa‐
vons écouter la critique, surtout lorsqu’elle est constructive. À Teungueth FC, être sur le
banc exige plus que des compétences techniques : il faut un vrai bagage intellectuel, de
la poigne, du charisme, et la capacité à diriger un groupe. Nos joueurs sont des profession‐
nels, mis dans de bonnes conditions. Il faut donc un coach capable de tirer le meilleur de
chacun et de bâtir un collectif solide.«Aux clubs : ne vous laissez pas séduire par des promesses de
postes ou de places dans un Comex»
«Je veux adresser un appel solennel à Me Augustin Senghor :
rejoignez le camp de Mady Touré»

À présent que la saison a touché à sa fin. Vous vous projetez sans doute déjà sur la
prochaine ?
On a déjà entamé le travail pour la saison prochaine. On a même commencé pendant
l’exercice qui vient de s’achever. C’est toujours ainsi, car Teungueth FC n’est pas un
club qui se contente de jouer les seconds rôles. Nous devons progresser saison après
saison, et nous reviendrons plus forts.

Où en êtes‐vous avec le mercato, TFC est habitué à vendre des joueurs. Il y a des
joueurs qui sont déjà sur le départ ?
Teungueth FC a l’habitude de transférer des joueurs. On peut dire que nous sommes
bien positionnés en termes de visibilité.Certes, nous n’avons pas des milliards à offrir,
mais nous avons un projet solide, cohérent et attractif. C’est ce qui nous permet, chaque
saison, de voir certains de nos joueurs s’envoler vers l’étranger. Même cette année, malgré une saison où nous avons dû nous battre pour le maintien, des départs sont prévus.Cela témoigne de la crédibilité de notre travail et de l’attractivité du club.

L’actualité c’est les élections, votre président, Babacar Ndiaye, va briguer la LSFP.
Quelle lecture faites‐vous de sa candidature ?
Positive. Babacar Ndiaye est un véritable acteur du développement du football local. Je travaille à ses côtés depuis 14 ans, et je peux dire que Sa candidature est appréciée par de nombreux observateurs et je peux témoigner son engagement constant. Il ne se présente pas à la présidence de la Ligue Pro par opportunisme : il a les bonnes intentions,les bonnes ambitions, et surtout les compétences. Rien que son travail à la tête de Teun‐gueth FC en est une preuve concrète. Malgré les hauts et les bas sportifs, nous continuons de renouveler nos partenariats. Et cela, c’est grâce à lui. Il faut rappeler qu’à Teungueth FC, nous n’avons même pas de cellule marketing dédiée. C’est Babacar Ndiaye, à lui seul qui porte cette dynamique.

« Mady Touré et Babacar Ndiaye partagent la même vision. Ils ne sont pas mo-
tivés par le confort d’un poste »

Selon vous, qu’est‐ce que Babacar Ndiaye peut apporter une fois à la tête de la Ligue Pro?
Pour moi, c’est le meilleur candidat, c’est un homme de défis, un travailleur. Il est directeur au sein du groupe Oryx, avec une expérience internationale en Gambie, au Nigeria. Il a aussi été un acteur clé dans le partenariat entre Sadio Mané et Oryx.Cela montre son réseau, sa crédibilité et sa capacité à nouer des liens concrets entre le football et le secteur privé. Je m’adresse donc aux présidents de clubs : votez pour Babacar Ndiaye. Pour le changement réel. Pour une Ligue Pro structurée. Pour des solutions à vos difficultés quotidiennes. Ne vous laissez pas séduire par des promesses de postes ou desplaces dans un Comité exécutif. Ce qui doit compter, c’est le programme, le travail, et la preuve par les actes. Et sur ce terrain, Babacar Ndiaye est, sans aucun doute, le meilleur
choix.
Pour les élections de la FSF, votre président Babacar Ndiaye soutient le candidat Mady Touré. Quel regard y portez‐vous ?

Mady Touré est, selon moi, l’homme idéal.
Il partage la même vision que Babacar
Ndiaye. Ces deux‐là ne sont pas motivés par le confort d’un poste. Ils ont les moyens, par leur seul travail, de rester dans leur coin et de vivre correctement. Leur engagement est sincère, fondé sur une volonté réelle de faire avancer le football sénégalais. À leurs côtés,Diamil Faye incarne également cette nouvelle génération de dirigeants : pertinent,structuré, bien entouré, avec un réseau solide. Mes pensées au Président Saër Seck, un acteur incontournable du développement du football local. Il a investi personnellement,mis ses moyens au service du jeu, et pourtant certains ont tout fait pour l’écarter. Cela montre bien que certains milieux n’aiment pas ce type de profil engagé, autonome,compétent. Et nous ne devons pas répéter cette erreur. Perdre des personnes commeSaër Seck est une faute grave qu’il ne faut plus commettre. Aujourd’hui, ceux qui l’ont mis de côté sont parmi ceux qui briguent le pouvoir. Il est temps que les acteurs du football se réveillent.

On parle d’un rapprochement entre votre
candidat Mady Touré et le président Augustin Senghor, candidat à sa propre succession…

J’ai beaucoup d’estime pour Augustin Senghor. C’est un homme poli, diplomate, expé‐rimenté. S’il avait eu le soutien qu’il méritait,il serait probablement aujourd’hui à la tête de la CAF, et cela aurait été mérité au regard de son parcours et de son travail. Je veux donc lui adresser un appel solennel : rejoignez le camp de Mady Touré. Pour former une coalition forte, crédible, capable de porter une vision nouvelle et ambitieuse pour le
développement du football sénégalais.
Réalisé par Jules Arame MBENGUE

admina

admina

Journaliste au Rufisquois, spécialisé dans l'actualité sénégalaise.

Article précédent Article suivant

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *