Moundiaye Cissé, de l’ONG 3D, salue les initiatives visant à mettre en place des commissions d’enquête parlementaire sur la gestion des affaires publiques. Mais il appelle à éviter toute « enquête sélective ».
Pour lui, ces investigations ne doivent ni viser uniquement des adversaires politiques ni donner l’impression d’une justice à géométrie variable. Dans cette logique, il demande que le champ des enquêtes soit élargi à deux dossiers ayant suscité de vives polémiques : l’ASER et l’ONAS.
L’objectif, selon Moundiaye Cissé, est de garantir une démarche crédible et équitable : « Si l’on veut faire toute la lumière, il faut la faire sur tous les dossiers controversés, sans distinction. »
Une exigence qui pose une question centrale : les commissions d’enquête parlementaire peuvent-elles devenir un véritable outil de reddition des comptes, à condition de s’appliquer à tous les dossiers sensibles ?
